Excellence, M(es)onseigneur, Mesdames et Messieurs les élus, chers amis de Saint Nicolas,
C’est d’abord à vous, Madame l’Ambassadrice que je veux m’adresser. C’est en effet la seconde fois que vous nous faites l’honneur de nous recevoir dans ce cadre si prestigieux, confortant ainsi une tradition dorénavant bien établie, mais c’est aussi malheureusement la dernière fois puisque nous avons appris que la fin de l’année allait signifier pour vous la fin de votre mandat. Et si je dis malheureusement, c’est vraiment parce que nous vous regretterons. Vous laisserez en effet dans notre souvenir toutes vos actions en faveur de notre sanctuaire lorrain mais plus généralement en faveur des églises françaises de Rome dont vous aviez la charge.
Je rappellerai déjà le retour dans notre église de la vierge (peut-être miraculeuse) de Guido Reni à nouveau offerte à la vue des visiteurs avec, en prime si j’ose dire, l’octroi d’une indulgence plénière accordée suite à la demande formulée par le Recteur de St Nicolas, Frère Stéphane-Marie Barbellion, par la Pénitencerie de Rome aux pèlerins venant prier devant ce tableau en cette année jubilaire.
Vous avez également été la cheville ouvrière pour la réalisation et l’édition de ce magnifique livre sur les églises françaises de Rome. Je me permets d’ajouter à ce sujet que nous avions sollicité avec succès de la Région Grand Est un concours financier qui a servi d’exemple et permis à nos amis Bretons et Bourguignons d’obtenir la même aide de la part de leurs régions respectives. Etant rappelé que la création assez récente de ces deux associations sœurs n’aurait pas eu lieu sans les encouragements de votre part et les liens que nous avons pu créer avec les personnes qui en ont pris les rênes, à savoir Bernadette Malgorn pour les Bretons et Louis de Broissia et Jean-Christophe Bonnard pour les Bourguignons.
Je veux parler aussi de deux opérations importantes pour notre église de Saint Nicolas que sont d’une part la restauration de deux grandes toiles ornant notre église et d’autre part le financement d’un emploi temporaire permettant d’assurer une présence permanente et donc l’ouverture de l’église dans la journée durant l’année jubilaire qui s’achève. Votre soutien sans faille sur ces deux actions a rendu possible l’obtention de subventions importantes de la part de la Fondation du Patrimoine. Qu’il me soit permis sur ce point de saluer également la présence parmi nous de notre ami Dominique Massonneau, Délégué Régional adjoint de ladite fondation et qui est l’un des plus fidèles de nos adhérents, ne manquant aucun de nos voyages-pèlerinages depuis de nombreuses années ainsi que les mécènes qui se sont associés à cette opération et dont certains se trouvent parmi nous.
Puisque je suis sur ce chapitre, j’ouvre une parenthèse pour évoquer l’absence de notre Chancelier, Denis Schaming qui est également Délégué Régional de la Fondation mais qui a son grand regret, a dû faire un choix difficile entre sa présence ici aujourd’hui et sa fonction de Président de l’Académie Nationale de Metz en séance aujourd’hui. Mais il doit être dans l’avion à l’heure qu’il est et vous le retrouverez dès demain avec toujours son dynamisme et son imagination pour trouver toujours de nouveaux sujets de manifestations. Il faut dire que nous sommes bien aidés dans ces organisations diverses d’abord par l’équipe de choc constituée sous le vocable bien trouvé de Nicolas Lorrain par Evelyne Larret (que je salue) et Brigitte Schamber qui n’a malheureusement pas pu faire le voyage de Rome cette fois-ci. Qu’elles en soient ici très vivement remerciées. Et je ne saurais oublier Maria et Jean-Marie Triacca (que je salue) qui sont un maillon indispensable dans nos organisations car ce sont eux, les italophones, qui s’assurent de toutes les négociations et réservations pour les visites et les transports sur place. Ils font aussi un travail énorme dont vous pouvez les remercier.
Après cette parenthèse, je reviens à mon propos initial pour souligner, chère Madame l’Ambassadrice, combien votre passage à la Villa Bonaparte n’est pas près d’être oublié tant il va laisser des traces durables dans nos églises et dans la mémoire de tous ceux qui nous suivent, en particulier nos fidèles adhérents fortement attachés à la vie et au rayonnement de notre sanctuaire et d’une façon plus générale, tous les Lorrains qui y retrouvent à cette occasion une unité qu’ils ont parfois, hélas, tendance à négliger.
Oui, chers amis de Saint Nicolas, en ces temps assez troublés, il faut bien le dire, nous sommes toujours heureux de nous retrouver à Rome, certes pour y admirer toutes les innombrables richesses de la ville, mais aussi y puiser la force que procurent les traditions alliées à la vitalité de l’Eglise universelle que l’on ressent si fort ici et comme en témoigne la récente élection magistrale du nouveau Souverain Pontife ou encore le voyage délicat nqu’il vient d’achever dans des pays en proie à tant de difficultés.
Votre présence encore si nombreux cette année me conforte dans la certitude de l’utilité de notre association. C’est la raison pour laquelle il nous a paru intéressant à tous membres du bureau, de marquer avec plus d’éclat notre assemblée générale de l’an prochain car l’année 2026 marquera le 70ème anniversaire de la création de notre association, donc en 1956, par le Général Maxime Guerrier de Dumast auquel a ensuite succédé son fils Bernard que la plupart d’entre vous ont bien connu. Nous vous tiendrons bien entendu au courant des évènements mais retenez déjà la date du samedi 26 septembre prochain. J’en profite déjà pour vous dire, Madame l’Ambassadrice, que votre présence à Nancy à cette occasion nous honorerait vivement. Mais nous vous ferons parvenir en temps utile une invitation en bonne et due forme.
Vous voyez, les projets ne manquent pas en attendant la préparation de notre voyage de l’année 2027 qui nous verra, je l’espère, toujours aussi nombreux et heureux de nous retrouver pour fêter notre Saint Patron Lorrain dans le si beau sanctuaire qui lui est consacré.
Vive Saint Nicolas et vive l’association des Amis de Saint Nicolas !
Rome, Villa Bonaparte, le 5 décembre 2025